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L’histoire de la dentelle

L’histoire de la dentelle

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La dentelle, c’est quoi ?

La dentelle est un tissu sans trame ni chaîne, généralement en fil de lin, soie, nylon exécuté par les dentelliers(ères) à la main ou à la machine, à l’aide de points semblables ou non formant un dessin, à bords dentelés ou non.

La première èbauche de dentelle est apparut au 13e siècle. Ce fut une borderie appelèe EPARGNE : une dentelle à l’aiguille venue d’ORIENT.

L’ITALIE, et plus particulièrement VENISE furent les premières adeptes.

La dentelle de Venise fut donc considérée comme la première véritable dentelle. Utilisant des broderies venues d’Orient, les brodeuses vénitiennes créaient elles-mêmes le support puis le brodent au début à l’aiguille, et par la suite aux fuseaux. La dentelle italienne devient alors un modèle pour toute l’Europe, et la diffusion se fait rapidement grâce aux marchands vénitiens.

Les guerres d’Italie contribuent aussi largement à l’exportation de la dentelle en France : à partir de 1664, Colbert ministre des bâtiments, Arts et Manufactures et décide que « sa » dentelle dépassera toutes les autres. Il fait venir trente dentellières de Venise, fonde une école à Auxerre et choisit Aurillac, Sedan, Reims, Le Quesnoy, Alençon, Arras et Loudun pour y établir des manufactures royales avec privilèges et monopoles. La manufacture générale est installée à Alençon (1665).

Alors que le mot dentelle entre dans la langue française au 16e siècle, le mot dentellière quant à lui ne fait son apparition qu’au 17e siècle. L’ouvrière qui confectionne la dentelle est d’abord une travailleuse de l’ombre avant de devenir artisane.

C’est en 1809, dans les environs de Nottingham, que John Heathcoat, un tout jeune mécanicien, inventa le premier métier à tulle composé d’un système à bobines et chariot. Le brevet fut rapidement déposé.

En 1813, un certain Leavers eut l’idée d’allier la technique Jacquard au procédé mécanique de John Heathcoat, et c’est ainsi que d’un métier à tulle on a pu évoluer vers un véritable métier à dentelle, permettant de réaliser avec une liberté totale tous les motifs imaginables.

Les douanes françaises de l’époque ne permettaient pas le commerce avec l’Angleterre : cela n’empêcha pas pour autant pas l’exportation des métiers, qui arrivèrent sur le sol français en pièces détachées et en toute illégalité, ce qui explique leur concentration dans le Nord-Pas-de-Calais.

Saint-Pierre-lés-Calais fut la première ville (1809) à possèder un mètier mècanique, suivie par Caudry en 1820.

Alors que les dentellières mettaient dix ans à apprendre et à maîtriser ce dur métier, elles passaient facilement une vingtaine d’heures à la création de quelques centimètres d’ouvrage, voilà que l’hérétique mécanisation vient leur voler tout le prestige d’un labeur inimaginable. En quelques heures, la machine anglaise de Leavers, produit ce qu’une dentellière expérimentée met des semaines, voire des mois à réaliser

L’enseignement de la dentelle se fait désormais partout et la concurrence est rude. Les manufactures royales sont rattrapées par les manufactures indépendantes qui deviennent de plus en plus nombreuses.

La ville de Calais a connu un rèel essor avec ces mètiers.

Au cours des siècles passés, les deux régions prédominantes de la production de dentelles, tant pour la renommée que la production, furent la Haute-Loire et le Nord-Pas-de-Calais. À l’orée de la révolution industrielle, ces deux régions, dont le savoir-faire était le fruit d’une tradition manuelle séculaire, ne furent pourtant pas dépassées et surent s’adapter à l’évolution mécanique.

En France, les dentellières sont très localisées. Citons tout d’abord Le Puy-en-Velay, tête de proue de la dentelle d’hier et d’aujourd’hui. Citons aussi la Normandie, Alençon bien sûr, mais aussi Caen.

N’oublions pas non plus le Nord et le Pas-de-Calais avec Calais, Valenciennes, Bailleul, Arras…

 

Et vous, aimez vous la dentelle ?

Dites-moi tout en commentaire !

 

Anita 

 

Sous rèserve d’erreurs ou d’omissions, les textes citès sont la propriètè de leurs propriètaires respectifs..
Sources :
  • http://dentelle.gide.free.fr
  • https://fr.wikipedia.org
  • www.larousse.fr
  • http://www.site-du-jour.com
  • https://www.ville-bourges.fr
 

 

La dentelle de Bayeux

La dentelle de Bayeux

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La dentelle de Bayeux est très répandue de la haute à la Basse-Normandie, avec une concentration déterminante dans la région de CAEN et de BAYEUX , plus dynamique tant sur le plan de la création dentellière que de l’importance des manufactures qui ont fait sa réputation internationale.

La dentelle de Bayeux est une DENTELLE au dessin FIGURATIF à dominante de décors floraux, avec des motifs architecturaux tirés de l’ornementation classique : perles, rais-de-coeur, godrons, feuillages stylisés (acanthes, palmettes,…) coquilles, vasques, entrelacs.

Élaborée à partir des dentelles qui se fabriquaient dans la région de Paris et de Chantilly, la « dentelle de Bayeux » a pris véritablement forme dans la seconde moitié du XVIIIème siècle pour devenir un style à part entière au XIXème. Ainsi apparaît-elle officiellement lors des grandes expositions (universelles….). Elle s’inspire alors fortement de l’image affirmée alors par les dentelles à l’aiguille d’Alençon et d’Argentan (modes des pointignans).

La dentelle aux FUSEAUX est apparue à BAYEUX et dans sa région avec l’arrivée des soeurs de la Providence à la demande de Mgr François de Nesmond, dans la seconde moitié du XVIIème siècle. À la fin de ce siècle, on fait état de trois manufactures de dentelles, celles de St Malo, de l’Hôpital Général et de la Charité.

La dentelle aux fuseaux peut être faite avec des fils grossiers ou fins. Traditionnellement, il a été fait avec le lin, la soie, la laine ou le coton. Aujourd’hui, il est toujours réalisé avec des fibres naturelles ou avec des fibres synthétiques.
Les bobines de fuseaux sont fabriqués à partir du bois de houx (arbuste au bois solide et léger), de cerisier, d’acajou, d’ivoire, d’os, d’écaille de tortue, etc.

La poignée des fuseaux a une forme de quille pour mieux l’attraper avec les mains.

À partir d’un carton ou d’un carreau, on dessine un modèle sur lequel on fixe des piqûres afin de délimiter les motifs. On place les épingles et l’on prépare les fuseaux portant les différents colories de cotons. Le coton n’est pas enroulé autour des fuseaux, mais l’inverse, les fuseaux que l’on fait tourner pour enrouler le fil, afin que ce dernier ne se casse pas ou ne s’emmêle pas. Ensuite reste l’apprentissage de savoir croiser les fuseaux.

Et vous, connaissiez vous l’histoire de cette dentelle ?

Dites-moi tout en commentaire !

Anita 

 

Sous rèserve d’erreurs ou d’omissions, les textes citès sont la propriètè de leurs propriètaires respectifs..
Sources :
http://dentelledebayeux.free.fr/historique.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dentelle_aux_fuseaux